COMACO, avec les sept autres regroupements montréalais membres du Collectif autonome des regroupements indépendants en santé et services de Montréal (CARISSSM) a adressé, le 11 mai dernier, une lettre au ministre délégué aux Services sociaux, Lionel Carmant, pour attirer son attention sur les enjeux de financement vécus par les organismes communautaires de la métropole dans le cadre du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC).
Les huit regroupements montréalais souhaitent attirer l’attention sur les enjeux urgents vécus par les groupes communautaires de la métropole qui tentent de répondre aux besoins croissants des populations vulnérables qu’ils desservent.
Montréal compte une population estimée à 2 172 300 personnes, soit près de 24 % de la population du Québec. Pourtant, Montréal ne compte que 18 % des groupes communautaires financés au PSOC (545 sur un total de 3035). Une répartition interrégionale basée uniquement sur le nombre de groupes admis ne tient pas compte de l’ampleur des besoins et des réalités vécues dans notre région. Nous interpellons le ministre afin de corriger cette situation et de considérer l’octroi d’un rehaussement supplémentaire pour notre région.
Rappelons que pour 2025-2026, les organismes de Montréal admis au PSOC estimaient avoir besoin de 162 millions de dollars supplémentaires. Ils n’en ont reçu que 1,6 million, soit environ 1 % des besoins identifiés. Pour 2026-2027, ces besoins sont maintenant évalués à 173 millions de dollars.
Cette année, sept nouveaux organismes ont été admis à Montréal. Le financement minimal de démarrage convenu régionalement (60 000 $ par groupe) représente 420 000 $ prélevés sur l’enveloppe commune. Cette situation crée une pression supplémentaire sur des organisations qui font déjà face à des besoins croissants. Les regroupements montréalais demandent donc que le montant initial soit accordé aux nouveaux organismes, sans affecter l’enveloppe régionale de rehaussement destinée aux groupes existants.
Le CARISSSM assure une vigie sur les processus de répartition des fonds sectoriels par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et agit comme protecteur de l’action communautaire autonome. Il constitue également un espace important de mise en commun des enjeux sectoriels et intersectoriels, d’écoute et d’entraide entre les regroupements régionaux.
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