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8-0907 septembre 2006

upé 2006


La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’y participer à l’Université Populaire d’Été (UPÉ) organisé par le Centre de Formation populaire dont le thème était : Regards croisés sur l’apport du communautaire à la société québécoise. 


En soirée d’ouverture, dimanche soir, un panel composé de Lise Brunet, vice-présidente de Centraide du Grand Montréal, Ginette Drouin-Busque, du SACA, Jocelyne Caron, députée et porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine et d’action communautaire et Christian Rioux, journaliste au Le Devoir nous ont donné leur vision du milieu communautaire.  Les trois questions soumises étaient :



Ø      Comment perçoivent-elles le milieu communautaire ?


Ø      Comment jugent-elles le travail accompli jusqu’à maintenant par le milieu communautaire ?


Ø      Font-elles des distinctions entre économie sociale, mouvement communautaire autonome et groupes populaires ?


En résumé, nous pouvons dire qu’ils ont tous une vision positive de notre milieu communautaire.  Ils nous encouragent à plus de visibilité afin d’améliorer notre crédibilité et renverser des attitudes de méfiance et de préjugés qui existent encore dans l’appareil gouvernemental, même s’il y a des progrès dans les changements de mentalité.  Nous devons être fier de ce que nous sommes et de nos réalisations pour la population du Québec.  C’est une caractéristique du Québec qui inspire plusieurs pays d’Europe.


Lundi matin, Lorraine Guay, oeuvrant dans le groupe D’abord Solidaire a insisté sur le fait que l’on devrait parler dorénavant des « Mouvements communautaires » parce qu’il y a une diversité de mouvements communautaires tant dans leur histoire que dans leur culture, leur stratégie, leur relation avec l’État.  Cette diversité complexifie la donne.  Il ne peut y avoir une seule voix pour exprimer toute cette diversité.  Parler des « mouvements communautaires » au pluriel est un meilleur reflet de la réalité.  Cela rejoint, il va sans dire, une pensée que j’ai toujours eu puisque je me suis souvent élevé contre une vision qui voyait le communautaire seulement comme étant les groupes de revendication pur et dur.  Les membres de comaco dans cette fausse vision faisaient automatiquement partie des mauvais groupes puisqu’ils étaient souvent vus comme des groupes de services uniquement.  Heureusement que cette idée est en régression.  L’intersectorialité dans le communautaire, selon Lorraine Guay, est difficile parce que nous ne nous reconnaissons pas toujours les uns les autres.


Lundi après-midi, Deena White, professeure et chercheure au département de sociologie de l’Université de Montréal nous a entretenu de 5 enjeux qui découlent de la mise en œuvre de la « Politique de reconnaissance et de soutien à l’action communautaire » :


Ø      action communautaire et action communautaire autonome,


Ø      mode de soutien financier,


Ø      ports d’attache,


Ø      harmonisation des pratiques,


Ø      représentation collective. 


Même si la Politique a été adopté en septembre 2001, on a pu constaté que les distinctions entre action communautaire et action communautaire autonome sont loin d’être claires pour les participants de l’UPÉ.  Deena White a rappelé l’importance de la Politique pour bien être en mesure de défendre l’existence de nos groupes communautaires et donc a suggéré de mieux la connaître.


Mardi matin, un panel de trois personnes nous ont entretenu de vision du communautaire de façon plus éclatée puisqu’un représentant du Chantier de l’économie sociale, du Mouvement coopératif et de l’éducation populaire y participaient.  Ce panel fut très intéressant puisque nous avons pu voir que nous n’étions pas si loin les uns des autres.  Nous voulons tous un avenir meilleur pour tous, ce ne sont que nos approches qui sont différentes.


Mardi après-midi, un autre panel nous a permis d’avoir une vision de l’avenir du communautaire à partir de personnalités oeuvrant dans le communautaire depuis longtemps dont François Saillant du FRAPRU.


Mercredi, la thématique était : Avec qui nous mobiliser ?  Cela a suscité un bon intérêt chez les participants.  Quatre panélistes ont pris la parole pour apporter leur point de vue et pour répondre à la question « Avec qui devrions-nous nous mobiliser?» Serge Roy, ancien président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ), actuellement membre du Réseau Vigilance, Christian Bélair de la Fédération des étudiantEs universitaires du Québec (FEUQ) et Mireille Landry et Nari Tatvlian, du Cercle d’apprentissage sur l’action communautaire plurielle.  La difficulté de la mobilisation a bien été mentionnée dans un monde de plus en plus éclaté, mais la nécessité de le faire face au néo-libéralisme est ressortie clairement.  La mobilisation est difficile à faire mais avec une bonne sensibilisation et une bonne information cela demeure possible.  Il faut aussi essayer de se joindre à plus de gens possibles lors de mobilisations jugées comme majeures.


Jeudi, lors de la conclusion, il semblait se dégager un désir d’organiser des états généraux du communautaires pour une meilleure action commune.


En conclusion, cela faut une semaine très chargée car j’ai passé sous silence plusieurs autres activités de jour tels le rôle de l’art dans nos méthodes, ateliers donné par l’Action Terroriste Socialement Acceptable et en soirée.  Que retenir ?  Le mouvement communautaire est période de grands changements ce qui nécessite des remises en question et un partage commun des actions de plus grandes envergures.  Il faut aussi davantage travailler ensemble car nos différences sont souvent plus dans nos moyens pour y parvenir que dans nos objectifs qui sont souvent les mêmes.



Serge Emond, coordonnateur






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