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| 10-20 | 10 février 2009 | ||
L’organisme « Bénévoles d’affaires » a pour mandat de faciliter l’implication des gens d’affaires dans les organismes communautaires et culturels partout au Québec. Bénévoles d\'affaires a réussi 169 jumelages réussis en 2008 ! De plus, ils ont enregistré un plus grand nombre de mandats ponctuels dans la dernière année, soit 57% de mandats spécifiques contre 43% de mandats pour siéger sur des conseils d\'administration. Ils tiennent donc à préciser qu\'il est possible pour un bénévole qui souhaite donner du temps à raison de 3-4 fois par année de le faire ! En effet, l\'engagement auprès d\'un organisme n\'est pas nécessairement du long terme. Pour joindre Bénévoles d’affaires : 514-395-6011 www.benevolesdaffaires.org info@benevolesdaffaires.org LA PRISON À 93 ANS ? Vous avez sans doute entendu parler de la cause de cet homme de 93 accusé, et maintenant condamné, d’avoir agressé sexuellement ces deux filles il y a près de 50 ans. Il est maintenant quasi sourd, aveugle et incontinent. Sa santé mentale laisse à désirer et il n’est plus autonome. Ses filles ne cherchaient pas une peine de prison pour leur père mais plutôt qu’il reconnaisse ses torts. Il ne l’a jamais fait. Selon une de ces filles « dans le fond, il fait pitié ». Ce cas souligne bien le désir des victimes que l’accusé admettre ses torts et les interrogations actuelles due au grand âge et à la perte d’autonomie de l’accusé. L’article de La Presse du 13 janvier posait d’intéressantes questions : La prison doit-elle l’accueillir ? Est-ce que les services correctionnels ont les ressources pour ce cas ? La prison vise deux buts : écarter un individu pour protéger la société et réhabiliter le détenu. L’avocate de l’accusé déclare que ces deux buts ne sont pas réalistes étant donné la condition du vieillard. La sentence a été rendue fin janvier. Il est coupable mais la juge considère qu’il est maintenant prisonnier de son corps. Il n’ira donc pas en prison. Dans un ordre d’idée similaire j’assistais, il y quelques années, à un colloque sur la réinsertion des vieux délinquants qui ont passé des dizaines d’année en prison. Ces hommes âgés avaient perdu contact avec la vie extérieure à la prison. Plusieurs d’entres eux préféraient rester en prison parce qu’ils n’avaient plus de repères dans la société. Certains commettaient à nouveau des délits pour y retourner. La prison était, selon eux, leur vie. La première et la dernière situation nous démontrent que notre système pénal et la société n’a pas réponse à toutes les situations. Que faire avec les personnes du grand âge qui ne cadrent pas dans la société selon nos normes ? Nous pourrions ajouter les sans abris qui refusent d’aller dans les refuges même par temps très froid. Que faisons-nous avec les aînés qui dérangent par des comportements bizarres nos comités et nos activités dans nos organismes ? Avec la cohorte des « pappy-boomers » qui arrivera au grand âge, il faudra bien que notre société composée de chacun de nous et de nos organismes commencent à y réfléchir. HUMOUR « On sait qu’on se fait vieux quand les films que l’on préfère passent à 11 heures du matin ». Tous fous à 60 ans Serge Emond, coordonnateur |
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